Le bouquet solitaire : une belle histoire

Lonely bouquet by Janie Saggers

Pour celles et ceux qui me suivent sur Instagram ou Facebook, vous avez sûrement vu une publication passée sur un magnifique bouquet trouvé dans la rue… Pour les autres, je vous raconte, ici, son histoire…

Il y a quelques mois, mon partenaire et moi même avons décidés de… nous marier ! Un grand pas pour la plus part des gens, un véritable pas de géant pour moi… Car la vérité que j’ai traînée toute ma vie est que « tOutLemOndEdIvOrce » … Et aujourd’hui, le mariage est surtout à mes yeux, une institution patriarcale que je n’apprécie vraiment pas. Cependant, on peut être féministe, avoir envie de dégommer le patriarcat par chaque fibre de notre corps, et être d’accord pour se marier. Les gens se marient pour tout un tas de raison ! L’amour bien sûr, et dans notre cas, s’ajoute l’envie de rester ensemble.

Le lien avec le Bouquet Solitaire ? La semaine dernière, nous sommes allé.es sur la plage de Cottesloe, là où il a fait sa demande en mariage, le jour de mon anniversaire au couché du soleil… Notre idée est de nous marier sur cette plage. Problème : ce jour là, le vent soufflait fort et ce n’était pas très agréable… Nous ne sommes donc pas restés longtemps et avons remontés la dune pour marcher sur le sentier côtier.

J’aperçois un bouquet, déposé sur un banc. Curiosité, déformation professionnelle ou envie d’aider, je ne sais pas, mais toujours est-il que je m’approche pour essayer de trouver un nom ou quelque chose. Il s’agissait d’un bouquet fait de Protéas, d’Eucalyptus et d’une ou deux fleurs que je n’avais jamais vu avant. Je suis très à cheval lorsqu’il s’agit de fleurs, et je dois dire qu’en Australie, Artisanat ne rime pas toujours avec Savoir-Faire (mais cela est un autre débat). J’étais donc très surprise de voir un bouquet aussi bien fait !

Je trouve alors une note épinglée sur l’un des feuillages :

 » Le bouquet solitaire, adoptez moi s’il vous plait ! Je suis seul et recherche une nouvelle maison. Peut-être puis-je vivre avec vous ou quelqu’un.e que vous aimez ? Mes amies les fleurs adoreraient savoir où je suis ! Faites-leur savoir sur la page Facebook « The Lonely Bouquet ». « 

A cela, la personne ayant réalisé ce bouquet avait ajouté :

 » S’il vous plaît, profitez de ce bouquet ! Il a été fait avec beaucoup d’amour et contient des fleurs que j’ai faites poussées moi-même. « 

Tandis que je lisais à haute voix, mes yeux se sont illuminés, un énorme sourire s’est dessiné sur mes lèvres et c’est telle une enfant que j’ai demandé à mon partenaire :  » Dis, dis, on peut le ramener à la maison ?  » Trop heureux de me voir aussi heureuse, il a bien sûr été d’accord et nous voilà, retournant à la voiture, un énorme bouquet de fleur dans les bras.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, elle n’en aurait pas moins été belle ! Seulement voilà, quelques mètre plus loin une femme d’une cinquantaine d’années nous arrête, un peu gênée.  » Pardon de vous déranger, je suis la personne ayant réalisé ce bouquet ! D’habitude je ne reste pas pour attendre qu’ils soient trouvés, mais aujourd’hui, je ne sais pas, j’ai attendu… Et vous avez l’ai si heureux.euse ! « 
Mon cœur a bien faillit explosé par le trop plein d’émotion ! J’étais tellement contente qu’elle soit venu nous parler ! Elle m’explique alors que c’est une initiative mondiale à laquelle elle participe de temps en temps. C’était la première fois que je voyais certaines de ces fleurs, et Janie (la dame en question dont vous trouverez le compte Instagram ici), m’apprend qu’il s’agit d’espèces originaires d’Afrique du Sud ou d’Australie qu’elle fait pousser dans sa propriété au sud de Perth. Au détour de la conversation elle demande à mon compagnon d’où il vient (question très classique ici) et lorsqu’il répond  » je suis japonais « , nous voyons son visage se voiler d’une certaines tristesse… Cependant, c’est avec le sourire qu’elle lui répond :  » Et bien ça alors… C’est un signe ! Le banc sur lequel vous avez trouvé ce bouquet, est un banc commémoratif pour la mère d’une amie de ma fille, décédée il y a quelques années : elle était japonaise. « 

Mon cœur a chaviré sous toutes ces émotions, et j’en ai encore la chaire de poule en écrivant. Nous nous sommes quittés là-dessus, et, sur le chemin du retour, nous avons décidé de lui demander de s’occuper des fleurs pour le mariage.

Nettoyer les plages : un crève cœur et une remise en question.

Cottesloe Beach, Western Australia

Il y a quelques jours je postais sur ma page Instagram des photos du nettoyage de la plage de Cottesloe, à Perth, WA. Il s’agissait d’un événement annuel « Plastic Free July » (Juillet sans plastique) organisé par le club de surf local, le North Cottesloe Surf Life SavingClub, et son sponsor, Pelli Bags, fabriquant de tote-bags en plastique recyclé. Leur objectif est de récolter 50 milles tonnes de plastiques pour les recycler d’ici à 2050.

J’ai entendu parler de cet événement un peu par hasard : sur la page Facebook locale de Freo Massive. Un post tout simple disant  » Venez nous aider à nettoyer les plages ce dimanche ! » Je me suis dis : « Et pourquoi pas ? » Car oui, je parle beaucoup, sur beaucoup de sujet, mais je cherche désormais à aller plus loin dans mes actions, enfin bon, cela est une autre histoire…

Dimanche dernier, nous étions une centaine de volontaires adultes et enfants regroupé devant les organisateurs de l’événement, à écouter les instructions. Nous avions reçu au préalable un email pour être couvert gratuitement par une assurance ainsi qu’un email récapitulatif de l’organisation. Ce dernier précisait de venir avec son matériel, si possible, bien que sur place des gants de jardin, des sacs et du gel hydroalcoolique (peu de personne l’on utilisé mais c’est un autre débat…) étaient fournit.

Vers 9:15, sous un grand soleil, les participant.es se sont dispersé.es le long de la plage à la recherche de déchets. Je suis allée sur la plage réservée aux chiens, étant venue avec Nala, et plusieurs participants étaient déjà là avant moi.

Nala, heureuse les pieds dans l’eau

Au début, je suis restée sur le sable mais au bout de quelques mètres une idée un peu bête m’est venue en tête :  » Et si je ne trouvais pas de déchets ?  » J’ai décidé de grimper sur les dunes, me disant que probablement, les gens étaient plus vigilant sur le sable, puisque c’était là où ils passaient leur moment de détente… Force était de constater que j’avais raison…

C’est là que j’ai trouvé mon premier déchet : un petit morceau de plastique, pas plus gros que mon pouce. Puis, un paquet de filtres vide. Un autre micro plastique. Un mouchoir. Un papier de cigarette. Une bouteille de verre. Une canette. Une étiquette de vêtement. Un autre bout de plastique, entourant un bout de bois cette fois-ci. Je commençais à réaliser amèrement que chacun.e allait avoir sa part de déchet à ramasser… Sur une autre partie de la plage, une bouteille d’huile bronzante, un couvercle de Tupperwar, et même… Une muselière rose (oui, oui). Et du micro plastique, encore et toujours.

A la fin de l’heure, je suis retournée « vider mon sac » et mettre chaque déchet à recycler dans la bonne poubelle. Je me suis rendue compte que la majorité de mon sac était remplis de petit bout de plastique ! Qu’en fait, la pollution visible que nous générons, celle que l’on peu voir en France ou en Australie, ce n’est pas d’énorme décharges à ciel ouvert comme en Inde par exemple, non, c’est plus insidieux et pas moins dangereux : ce sont des tonnes de morceaux de plastiques, plus ou moins décomposés, laissés aux vents et marées.

J’ai finis cette nouvelle expérience avec différents états de pensée. J’étais énervée. Contre moi, contre les gens, de ne pas en faire assez, de consommer toujours trop… Mais, j’avais aussi une petite dose d’espoir : des enfants étaient là ce qui voulait dire que les nouvelles générations de parents prennent le temps d’expliquer à leurs enfants ces enjeux ou du moins, de leur donner quelques bases.

C’est bien beau ce que je vous dis, mais, il ne s’agit que de mon expérience ! Que disent les chiffres alors ? Voici une infographie (j’adore les infographies !) tirée du site Radio France International ( RFI).

Bien sur on peut, et on doit, agir au quotidien. On se doit de ne pas acheter cet énième top unicolore neuf, pas cher et produit dans un pays à l’autre bout du monde. On se doit de faire attention à notre consommation alimentaire en achetant local (privilégier les AMAPs), de saison (les tomates en hiver, sérieusement ?) ou encore en diminuant notre consommation de viande. On se doit de ne pas consommer inutilement de l’électricité (une deuxième TV ? Un chargeur branché H24 ?) puisque notre surconsommation d’électricité implique une surproduction nous empêchant de passer totalement à l’électricité verte. On se doit d’éviter l’utilisation du plastique ou de produis à usage unique en privilégiant du réutilisable.

Votre portefeuille et la planète vous remercieront !

Bon, après vous avoir mis la pression, je vais quand même vous expliquer pourquoi, même si vous faites tout cela, ça ne changera pas du jour au lendemain… Ce qu’il faut savoir, c’est que les plus gros pollueurs sont les compagnies telles que Coca-Cola, H&M, Google ou Total. Qui, en plus d’exploiter leurs travailleurs (Ouïghours à vendre – Médiapart) sont une catastrophe environnementale. Le gouvernement doit également jouer un rôle en faisant passer des lois, en punissant les personnes polluant trop… Mais au lieu de punir les personnes ayant du pouvoir, comme par exemple les compagnies citées plus haut, on préfère que ce soit vous, les petits consommateurs, qui vous sentiez obliger de trier vos déchets et de faire pipi sous la douche pour changer les choses, car, dans une société capitalistes, les choix ne sont JAMAIS fait pour l’environnement, l’égalité, le social (liste non exhaustive) mais bel et bien pour et au nom de l’argent. Idéalement (car tout le monde ne peu pas le faire) il faudrait boycotter massivement et participer à des manifestations pour défendre notre futur.

Ce ne sont que des pistes de réflexions que je vous mets là, d’autres personnes vous expliqueront bien mieux que moi, et c’est ce que je vous propose en conclusion de cet article : des blogs, chaines youtubes, comptes Instagram… pour vous permettre de vous faire votre propre avis sur la question.

Les petits calculs savants – Blog sur l’écologie et la consommation
Madame zéro – Transition vers les zéro déchet
Transition écolo – Compte Instagram de sensibilisation à l’écologie
La Révolution Des Tortues – Blog et compte Instagram de sensibilisation à l’écologie
En vert et contre tout – Compte Instagram de sensibilisation à l’écologie

La petite Gaby – Cosmétiques
Compo scan – Composition des cosmétiques

La petite Okara – Cuisine végan / végétarienne et de saison

Canoubis – Afro-féminisme et écologie, Martinique

Dear Lobbies – Déconstruction sur des sujets d’actu (pilule contraceptive, enjeux environnementaux et politiques)
Emma – Activistes engagées sur de nombreux sujets (Je vous conseils ses livres  » Un autre regard sur… »)

Médiapart – Journal d’information

Totsukawa : une expérience unique

Durant mon séjour à Nagano, j’ai rencontrée Angelie, une suédoise en road trip en Asie. Nous avons sympathisé, et, quelques jours plus tard je reçois un message tenant (à peu près) ces propos :  » J’ai rencontré un couple de voyageur qui ont un super plan dans la préfecture de Nara ! Hébergement, activités, repas (pdj et dîner) GRATUITS ! Ça te dis ? « 

Pour faire simple je suis passée par tous les états émotionnels : Super ! C’est dingue. Et si c’était un mauvais plan… Et si j’allais me faire séquestrée et tuée ?!!

Et bien…

Je mourrais en bonne compagnie ! (Très pragmatique).

Ni une, ni deux, après une dizaine de textos nous nous sommes données rendez-vous à la gare de Nara fin novembre pour trois jours à Totsukawa.

Angelie (à droite) et notre super dîner préparé par Hanako et Kiwako

Totsukawa est un village à cheval sur trois préfectures : Mie, Nara et Wakayama. Situé à quelques heures de train de Nara, sa superficie est la même que Tokyo pour une population de… 3 500 habitants. Etant loin de l’axe Tokyo-Kyoto-Osaka généralement effectué par les touristes, la région peine à attirer les visiteurs. C’est pour tenter de dynamiser et de mettre en valeur un japon traditionnel que la préfecture de Nara à mis en place un service spécialement pour les touristes étrangers : activités, hébergements et repas gratuits. Plutôt sympa, non ?

Revenons au vif du sujet…
Après quelques heures de trains, nous voilà arrivée à Gojo où nous sommes accueillies par notre guide. Nous prenons la route pour encore 45 minutes, qui passent à une vitesse folle tant les paysages sont beaux et la conversation agréable.

Premier arrêt : le pont suspendu de Tanize

Un pont suspendu à 54m de hauteur sur un peu plus de 290m. Je ne suis pas vraiment peureuse, mais j’avoue qu’avec le vent, les vibrations de nos pas… Le sol était très très instable ! Malgré l’adrénaline et le stress, nous étions sous le charme de cette magnifique vue et de cette première activité.

Pont suspendu de Tanize, Totsukawa

Direction l’hébergement pour la nuit : une maison traditionnelle rénovée ! Là, nous avons rencontrée Hanako et Kiwako, les deux autres guides ainsi que Mary, une étudiante russe. Après un délicieux dîner animé par de longues discussions, nous avons installées nos futons et, pour ma part, je me suis endormie sans demander mon reste…

Le réveil s’est fait en douceur, et a été encore plus agréable lorsque je suis sortie, tasse de café à la main, sur le pas de la porte…

Lors de notre deuxième journée, nous sommes allées dans les gorges de Dorokyo pour une balade en bâteau sur une eau cristalline. Ce fût l’occasion de rêveries, de réalisation de « Balanced Stones » et de photoshoot.

L’après-midi, nous avons fait notre premier onsen en plein air et mixte ! Différent des onsens classique où la séparation homme/femme et la nudité sont de rigueur, celui-ci se fait en maillot de bain (ou en pijama dans notre cas) et se situe dans une rivière. Pour ma part, je n’étais pas très à l’aise contrairement aux onsens classiques car je me sentais observée plus que de rigueur… Et oui, dans une région peu touristique, les « gaijin » ne passent pas inaperçues !

En fin de journée, nous sommes allées à notre second hébergement : un Ryokan. Mais, qu’est ce donc ? Me direz vous. Il s’agit d’une auberge traditionnelle avec dîner et petit-déjeuner incluent. Celui-ci mettait à disposition des yukatas, un genre de kimono spécialement conçu pour être porté en été ou en intérieur. C’est très confortable.

Pendant que la responsable du Ryokan mettait en place nos futons, nous avons prit un dîner digne d’un film d’animation Ghibli ! Une réelle farandole de plats, plus appétissant les uns que les autres… Il y avait tellement de nourriture que nous n’avons pas pu tout manger, à notre grand désarrois.

Après dîner, direction le Onsen. La nuit étant tombée tôt, nous n’avons pas pu profiter de la vue mais nous avons discutées et rigolées pendant une ou deux bonnes heures dans la source chaude. Le lendemain, même chose : bain dans le Onsen de l’hôtel avec cette fois un léger détail… Et oui, le jour étant levé, nous avons eu le droit au spectacle des nuages accrochés aux flanc des montagnes, une légère pluie tombant en douceur…

Onsen au petit matin

Pour clôturer en beauté notre séjour, nous avons participés à un dernier atelier : battre le Mukodamashi, ou « ruser les maris », à Yamaten. Il s’agit d’une variété de riz facile à faire pousser dans la région dont le nom vient du fait que les femmes mélangeait le riz au millet pour rendre les portions plus consistantes… Sans en informer leurs époux qui n’y voyaient que du feu !

Mais, ce qui fait beaucoup rire Toshiko, Yuriko et Kazuko, les trois femmes à l’origine du projet « Yamaten Jaayo », c’est surtout l’idée qu’elles battent de toutes leurs force un riz faisant référence à leur maris ! Et, pour les avoir vues à l’oeuvre, je dois dire que la dernière idée me venant en tête est de contrarier ces femmes de 83 ans…

La préparation des fameux pancakes !

Après cette activité énergique, nous avons dégusté de délicieux pancakes, sans gluten et vegan, produits localement dans leur ferme.

C’est le ventre bien remplis et des souvenirs plein la tête que nous sommes allées prendre notre train, avec comme destination suivante pour moi : Tokyo et le retour en France.

Si vous êtes de passage dans la région de Nara et souhaitez vivre cette expérience extra-ordinaire, rendez vous sur la page Instagram @japan_village_living ou contactez moi si vous n’avez pas Instagram, je vous mettrais en relation avec les bonnes personnes ! ❤

Japon en 3 mois : quel itinéraire ?

Avant de vous parler de mes aventures au pays du soleil levant, je vais vous parler de mon itinéraire lors de ces trois mois. Il était relativement bien bouclé et cohérent, mais, vu qu’un voyage amène son lot de surprise, il a très vite évoluer sur d’autres projets et d’autres étapes, parfois beaucoup moins logique… Pour preuve, sur la photo de gauche, l’itinéraire initial, sur celle de droite, celui réellement exécuté…

Mon périple devait compter l’île principale de Honshu, puis Shikoku et Kyushu. J’ai démarré par 10 jours à Tokyo, dans le but de visiter la ville pendant 5 jours (un quartier par jour) puis les alentours… Ayant rencontré du monde et m’étant fait des ami.es sur place, j’ai finalement prit 9 jours pour Tokyo et une journée pour l’île d’Enoshima (où j’ai aperçu pour la première fois le Mt Fuji !). J’avais ensuite rendez-vous pour un couchsurfing de trois nuits à Kofu, au nord du Mt Fuji. Ceci étant l’une de mes premières péripéties, je n’ai pas eu la possibilité de visiter comme je le souhaitais, mais ce sera pour un autre article ! 

Je suis ensuite partie à Nara pour trois jours, puis à Kii-Tanabe pour faire une partie du pelerinage du Kumano Kodo sur deux jours (40km de marche environs). Arrivée à Shingu où je devais rester trois nuits, j’ai finalement écourter mon séjour pour rejoindre des ami.es canadien.nes à Kii-Kastuura. 

Nara et ses daims (pas les caramels…

Par la suite, je devais remonter doucement jusqu’à Osaka, mais j’ai reçu un message d’un ami de Tokyo me poposant de l’y rejoindre une semaine plus tôt que prévu. Je me suis donc arrangée en fonction (les logements étant hors budgets, mon itinéraire était compromis dans tous les cas) et, après un rapide stop à Wakayama, j’ai passé 5 jours à Osaka. C’est bien simple, c’est LA ville que j’ai le plus aimé ! 

La deuxième partie du trajet m’a emmenée d’Osaka à Nagasaki avec pour étapes : Kobe, Himeji, Okayama, Onomichi et Hiroshima. A ce stade, j’aurais dû, en réalité, aller sur l’île de Shikoku pour faire de la randonnée. Seulement voilà… 

Le pélerinage du Kumano Kodo m’a prouvée que j’étais capable de faire de la longue distance et j’ai eu très envie de m’essayer au pelerinage des 88 temples de Shikoku… Qui demandent environ 70 jours de marches… Disons que question timing, c’était loupé ! J’ai donc décidé de revenir une prochaine fois uniquement pour ça. 

Sur l’ile de Kyushu, j’aurais dû débuter par la ville d’Oita, à l’est puis descendre et finir par Nagasaki à l’ouest. Cependant, la Coupe du Monde de Rugby battait son plein et les prix des nuitées à Oita et Beppu s’étaient envolés. Je suis donc allée en permier à Nagasaki. Au détour d’une conversation WhatsApp avec un ami rencontré à Osaka, je me retrouve à me plaindre du prix des hébergement car je voulais vraiment débuter, pour des raisons pratiques, mon tour de l’île par Oita. Comment vous dire… Lors qu’il a apprit que j’étais pas loin il m’a simplement invité à aller voir le match de rugby Angleterre-Australie avec lui, à… Oita. Donc me voilà à faire un aller retour pour deux jours pour aller voir un match de rugby ! Totalement dingue, vous en conviendrez. A la suite de cela, j’ai continué mon tour de l’île par Kumamoto, Kagoshima, Ibusuki, Nichinan, Beppu puis Oita encore, mais pour visiter cette fois.  

Australie – Angleterre
Demi final de la coupe du Monde Rugby 2019

Troisième étape de mon voyage : retour à Tokyo pour Halloween (encore un arrêt non prévu !), puis Nagano, au nord, Matsumoto, Magome-Juku,Fujikawaguchiko (voir le Mt Fuji une nouvelle fois, et j’ai d’ailleurs retrouvé un ami par pur hasard là bas !), Odawara, Hakone, Omihachiman (au bord du lac Biwa). Puis, une petite semaine en Corée du Sud à Busan. Comment vous dire… Je pourrais vous parler pendant une bonne heure des galères (il n’y a pas d’autres mots) que j’y ai vécu ! 

Ayant prit le ferry, j’étais de nouveau de retour du côté d’Osaka. Cette fois ci, direction la fameuse ville de Kyoto pour quelques jours. Ensuite, j’ai bénéficié d’un très bon plan (pour les intéressé.es) à Totsugawa grâce à une amie rencontrée à Nagano. 

Après tous ces moments magiques, ce fût l’heure de rentrer… Retour à Tokyo pour les derniers achats et l’avion qui me ramènera en France… 

J’espère que cet itinéraire vous donnera quelques idées ! Je développerais plus en détail mon séjour dans les prochains articles ! ❤ 

Les décorations géantes de Dontobori, Osaka

3 astuces pour les vols longs courriers

 © StockSnap

Faire un Tokyo-Paris ou un Paris-Tokyo avec un vol direct de 12h est relativement facile à gérer, par contre, un vol Paris-Bangkok-Perth en 20h, cela commence à être un peu plus compliqué. J’avais le choix, encore une fois, de prendre un billet à très très bas prix, mais, j’ai préféré limiter la casse : il s’agissait d’un vol avec 4 correspondances pour un total de 40 heures de vol…  

Mais alors, que ce soit un direct ou un vol avec escale, comment se préparer au mieux ? Etant donné que je n’ai jamais vraiment pensé à mon confort lorsque je prends mes billets d’avion, j’ai désormais une bonne idée des choses à éviter ou à anticiper.

Voici donc quelques conseils venant de mon humble expérience…

  1. Au moment de prendre les billets d’avion.

Il faut d’abord réfléchir au nombre d’escales et au temps de vol que vous êtes prêt.es à supporter. Gardez en tête que, pour les vols internationaux, y aura à chaque fois un atterrissage et un décollage (cela peut paraître évident, mais ils affectent votre corps), une douane à passer dans chaque aéroport (voir deux…) et un temps d’attente plus ou moins long. 

Ensuite, choisissez votre siège ! Personnellement, je ne le fais pas… Eh oui, il faut souvent payer pour pouvoir choisir son siège, et… Je suis généralement un peu limité niveau budget (pour ne pas dire qu’il est explosé…). Cependant, je vous avoue que lorsque j’ai fais 12h de vol Paris-Tokyo sur la rangée du milieu, à la place la plus au centre possible, je n’ai pas vraiment passée le meilleur moment de ma vie. Je ne peux donc que vous conseiller de prendre une option pour votre place, si votre budget le permet et si vous désirez pouvoir dormir un peu. 

 © JESHOOTS-com
  1. Les objets utiles 

Une fois dans l’avion, j’ai souvent pu remarquer que deux choses me gênais : trouver une position confortable pour dormir et la lumière lorsque mon voisin à la bonne idée de regarder un film d’action, luminosité de l’écran à fond. Ne faites pas comme moi, et munissez vous d’un masque pour les yeux et d’un coussin-cervicale ! Votre corps vous remerciera à l’arrivée ! 

 © RyanMcGuire
  1. Eviter le Jetlag ?

Les vols longs courriers sont généralement synonyme de décalage horaire, le fameux jet lag. C’est bien simple, votre corps reste calé sur l’heure française ce qui à pour résultat de vous donner faim à minuit, d’être épuisé.e en fin de matinée ou encore, de ne pas avoir envie de dormir. Ses effets durent plus ou moins longtemps et il est en général, plus facile de gérer un jetlag lors que l’on va d’Ouest en Est que l’inverse. Bref.

Si vous ne souhaitez pas être trop impacté.es, essayez de dormir au maximum dans l’avion pour ensuite pouvoir assurer votre journée. Par exemple, en arrivant à 15h à Perth, j’ai continué mon après-midi et ma soirée pour finalement me coucher tôt le soir. Vous pouvez également essayer de manger à l’heure des locaux. Cela permet de retrouver un rythme beaucoup plus rapidement.

Pour faire simple, un vol long courrier se prépare toujours un peu, même si vous pouvez parfaitement partir sans prendre tout ces conseils en compte ! Ce sont simplement des idées pour celles et ceux appréhendant un long voyage !

Sur ce, bon vent les ami.es ! ❤

 © Skitterphoto