Nettoyer les plages : un crève cœur et une remise en question.

Cottesloe Beach, Western Australia

Il y a quelques jours je postais sur ma page Instagram des photos du nettoyage de la plage de Cottesloe, à Perth, WA. Il s’agissait d’un événement annuel « Plastic Free July » (Juillet sans plastique) organisé par le club de surf local, le North Cottesloe Surf Life SavingClub, et son sponsor, Pelli Bags, fabriquant de tote-bags en plastique recyclé. Leur objectif est de récolter 50 milles tonnes de plastiques pour les recycler d’ici à 2050.

J’ai entendu parler de cet événement un peu par hasard : sur la page Facebook locale de Freo Massive. Un post tout simple disant  » Venez nous aider à nettoyer les plages ce dimanche ! » Je me suis dis : « Et pourquoi pas ? » Car oui, je parle beaucoup, sur beaucoup de sujet, mais je cherche désormais à aller plus loin dans mes actions, enfin bon, cela est une autre histoire…

Dimanche dernier, nous étions une centaine de volontaires adultes et enfants regroupé devant les organisateurs de l’événement, à écouter les instructions. Nous avions reçu au préalable un email pour être couvert gratuitement par une assurance ainsi qu’un email récapitulatif de l’organisation. Ce dernier précisait de venir avec son matériel, si possible, bien que sur place des gants de jardin, des sacs et du gel hydroalcoolique (peu de personne l’on utilisé mais c’est un autre débat…) étaient fournit.

Vers 9:15, sous un grand soleil, les participant.es se sont dispersé.es le long de la plage à la recherche de déchets. Je suis allée sur la plage réservée aux chiens, étant venue avec Nala, et plusieurs participants étaient déjà là avant moi.

Nala, heureuse les pieds dans l’eau

Au début, je suis restée sur le sable mais au bout de quelques mètres une idée un peu bête m’est venue en tête :  » Et si je ne trouvais pas de déchets ?  » J’ai décidé de grimper sur les dunes, me disant que probablement, les gens étaient plus vigilant sur le sable, puisque c’était là où ils passaient leur moment de détente… Force était de constater que j’avais raison…

C’est là que j’ai trouvé mon premier déchet : un petit morceau de plastique, pas plus gros que mon pouce. Puis, un paquet de filtres vide. Un autre micro plastique. Un mouchoir. Un papier de cigarette. Une bouteille de verre. Une canette. Une étiquette de vêtement. Un autre bout de plastique, entourant un bout de bois cette fois-ci. Je commençais à réaliser amèrement que chacun.e allait avoir sa part de déchet à ramasser… Sur une autre partie de la plage, une bouteille d’huile bronzante, un couvercle de Tupperwar, et même… Une muselière rose (oui, oui). Et du micro plastique, encore et toujours.

A la fin de l’heure, je suis retournée « vider mon sac » et mettre chaque déchet à recycler dans la bonne poubelle. Je me suis rendue compte que la majorité de mon sac était remplis de petit bout de plastique ! Qu’en fait, la pollution visible que nous générons, celle que l’on peu voir en France ou en Australie, ce n’est pas d’énorme décharges à ciel ouvert comme en Inde par exemple, non, c’est plus insidieux et pas moins dangereux : ce sont des tonnes de morceaux de plastiques, plus ou moins décomposés, laissés aux vents et marées.

J’ai finis cette nouvelle expérience avec différents états de pensée. J’étais énervée. Contre moi, contre les gens, de ne pas en faire assez, de consommer toujours trop… Mais, j’avais aussi une petite dose d’espoir : des enfants étaient là ce qui voulait dire que les nouvelles générations de parents prennent le temps d’expliquer à leurs enfants ces enjeux ou du moins, de leur donner quelques bases.

C’est bien beau ce que je vous dis, mais, il ne s’agit que de mon expérience ! Que disent les chiffres alors ? Voici une infographie (j’adore les infographies !) tirée du site Radio France International ( RFI).

Bien sur on peut, et on doit, agir au quotidien. On se doit de ne pas acheter cet énième top unicolore neuf, pas cher et produit dans un pays à l’autre bout du monde. On se doit de faire attention à notre consommation alimentaire en achetant local (privilégier les AMAPs), de saison (les tomates en hiver, sérieusement ?) ou encore en diminuant notre consommation de viande. On se doit de ne pas consommer inutilement de l’électricité (une deuxième TV ? Un chargeur branché H24 ?) puisque notre surconsommation d’électricité implique une surproduction nous empêchant de passer totalement à l’électricité verte. On se doit d’éviter l’utilisation du plastique ou de produis à usage unique en privilégiant du réutilisable.

Votre portefeuille et la planète vous remercieront !

Bon, après vous avoir mis la pression, je vais quand même vous expliquer pourquoi, même si vous faites tout cela, ça ne changera pas du jour au lendemain… Ce qu’il faut savoir, c’est que les plus gros pollueurs sont les compagnies telles que Coca-Cola, H&M, Google ou Total. Qui, en plus d’exploiter leurs travailleurs (Ouïghours à vendre – Médiapart) sont une catastrophe environnementale. Le gouvernement doit également jouer un rôle en faisant passer des lois, en punissant les personnes polluant trop… Mais au lieu de punir les personnes ayant du pouvoir, comme par exemple les compagnies citées plus haut, on préfère que ce soit vous, les petits consommateurs, qui vous sentiez obliger de trier vos déchets et de faire pipi sous la douche pour changer les choses, car, dans une société capitalistes, les choix ne sont JAMAIS fait pour l’environnement, l’égalité, le social (liste non exhaustive) mais bel et bien pour et au nom de l’argent. Idéalement (car tout le monde ne peu pas le faire) il faudrait boycotter massivement et participer à des manifestations pour défendre notre futur.

Ce ne sont que des pistes de réflexions que je vous mets là, d’autres personnes vous expliqueront bien mieux que moi, et c’est ce que je vous propose en conclusion de cet article : des blogs, chaines youtubes, comptes Instagram… pour vous permettre de vous faire votre propre avis sur la question.

Les petits calculs savants – Blog sur l’écologie et la consommation
Madame zéro – Transition vers les zéro déchet
Transition écolo – Compte Instagram de sensibilisation à l’écologie
La Révolution Des Tortues – Blog et compte Instagram de sensibilisation à l’écologie
En vert et contre tout – Compte Instagram de sensibilisation à l’écologie

La petite Gaby – Cosmétiques
Compo scan – Composition des cosmétiques

La petite Okara – Cuisine végan / végétarienne et de saison

Canoubis – Afro-féminisme et écologie, Martinique

Dear Lobbies – Déconstruction sur des sujets d’actu (pilule contraceptive, enjeux environnementaux et politiques)
Emma – Activistes engagées sur de nombreux sujets (Je vous conseils ses livres  » Un autre regard sur… »)

Médiapart – Journal d’information

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